Billet de blog

Les jobs créatifs d’Amin et de Lieselotte

Travailler pour et dans le secteur créatif

Les collègues Amin et Lieselotte, tous les deux manager chez Amplo, une entreprise d’Agilitas Group, et actifs dans le monde de la musique dans leur temps libre.

Lieselotte Deforce et Amin Dridi: créatifs pendant et en-dehors des heures de travail.

Que représente Amplo et que faites-vous exactement ?

Amin Dridi, manager commercial national chez Amplo: « Je m’occupe notamment de la communication externe et du marketing d’Amplo. Amplo est le successeur de l’ancien t-heater, spécialisé dans les contrats d’intérim pour le secteur artistique. Par contre, après dix ans, tant la terminologie que l’image ne correspondaient plus à la réalité. L’année passée, nous nous sommes convertis en Amplo. Ainsi, nous répondons beaucoup plus à cette réalité et à la manière de travailler de notre groupe-cible. Nous offrons également des contrats d’une durée plus longue, des contrats à durée indéterminée, des contrats pour des projets déterminés et des outils en ligne. »

Lieselotte Deforce, accountmanager arts chez Amplo: « Notre groupe-cible s’est également élargi et couvre nettement plus que le secteur artistique. Nous misons maintenant sur le secteur créatif au sens large du terme. Nous offrons également des services RH selon les besoins des secteurs spécifiques, tels que nos services inhouse pour les productions cinématographiques. Dans ma fonction, je suis responsable des spectacles vivants, du travail socioculturel et des services techniques d’appui du secteur créatif, comme la construction de scènes. »

Après les heures de travail chez Amplo, vous êtes vous-mêmes actifs dans le secteur créatif. Vous pouvez en dire plus ?

Amin: « Je m’occupe de l’encadrement commercial de Lefto et Fifty Foot Combo. Vu que les deux sont bien implantés dans le monde de la musique, mon travail se limite surtout au passage en revue des contrats et des factures. Avec ces gens-là, il ne faut pas de gestion de ‘garderie’ (sourit). Ceci est un héritage de l’histoire : pendant longtemps, j’étais directeur artistique d’une salle de concert et, en ce cas, ces deux mondes se chevauchent. À l’époque, je gérais également d’autres groupes, comme Arsenal, Neon Judgement et Krewcial. »

Lieselotte: « Moi, je gère JTOTHEC, le groupe funk & soul autour du musicien touche à tout Jonas Casier. Je m’occupe notamment de la structure de l’asbl, de la comptabilité, de l’agenda et j’aide à définir les grandes orientations. À la fin des années nonante, j’avais une propre agence de réservation. Ensuite, j’ai changé encore quelques fois de métier, mais toujours dans le secteur créatif. J’étais ainsi directrice du théâtre à Courtrai et de TRACK pendant huit ans. Maintenant que cela fait quelques années que je travaille pour Amplo dans le secteur créatif, je ne pouvais pas m’empêcher de revenir travailler dans le secteur. C’est une passion.

Aimez-vous la combinaison des deux emplois ? Comment tenez-vous le coup ?

Amin: « Depuis que je travaille chez Amplo les dix dernières années, j’ai mis mon rôle comme manager musical en veilleuse. Ce revenu n’était pas absolument nécessaire (et cela ne l’a jamais été), mais je ne pouvais pas m’en défaire. C’est et cela reste une passion. Actuellement, je me limite à deux groupes que j’apprécie énormément artistiquement et dont le travail s’inscrit dans ma préférence musicale. Il serait difficile de choisir entre mes deux emplois, car j’ai besoin des deux. La partie commerciale chez Amplo s’inscrit dans la continuité de mon rôle comme manager commercial. À partir d’Amplo, nous nous concertons par exemple avec des pouvoirs publics et essayons de renforcer les intérêts des artistes. Ils nous demandent souvent notre avis en raison de notre expertise. Il est dès lors indispensable de ne pas être déconnecté du secteur et de savoir ce qui y vit. »

Lieselotte: « En combinant les deux emplois, le travail reste intéressant pour moi-même. Le côté commercial du travail dans le secteur créatif a aiguisé ma curiosité. Par contre, si je n’exerçais que cet emploi, il me manquerait le feeling et le véritable contact avec le secteur. Ceci est pour moi donc la combinaison idéale. À certains moments, par exemple lors du lancement d’une semaine release, cette combinaison pèse lourd. Souvent, il faut poursuivre le travail le soir. Mais si vous faites quelque chose par passion, vous le faites avec plaisir. »

Quelles études avez-vous suivi?

Amin: « J’ai suivi l’orientation d’étude langues latine et grecque. Assez rébarbatif donc et une orientation qui n’avait aucun lien direct avec mon job (rit). Quand j’étais à l’université, il n’existait pas encore de gestion culturelle, ni musicale. Il y régnait une mentalité faites-le-vous-même. Les enseignants d’aujourd’hui dans de telles orientations sont également des experts du vécu de mon époque. »

Lieselotte: « Cela me rappelle tout à fait le moment où j’obtenais mon diplôme en 1995 comme assistante sociale option travail socioculturel. Il s’agissait là de l’orientation par excellence pour pouvoir travailler dans le secteur socioculturel. J’ai toujours rêvé d’un travail dans le secteur de la musique et grâce à un stage et un travail bénévole dans le centre communautaire De Vaartkapoen, j’y suis parvenue. »

Texte : Anneleen De Leyn
Publication : Mark Magazine